Eaux superficielles
Données quantitatives
Toutes les données sont disponibles sur notre serveur de situation hydrologique : pluviométrie, débits des cours d’eau, ....
A consulter aussi : la banque de données hydro fournit diverses données des différentes stations en France : débit, hauteur d’eau, ...
Données qualitatives
En 2000, la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) a été adoptée. Elle concerne la politique communautaire vis à vis de la préservation de la ressource en eau, et s’impose à tous les états membres.

- La Loire à Goudet
Cette directive a fixé un certain nombre d’objectifs environnementaux, dont celui d’atteindre le bon état des eaux à l’horizon 2015, avec une possibilité de report de délai en 2021 ou 2027.
Cet objectif a été fixé par masse d ’eau.
Pour les eaux de surface une masse d’eau peut être tout ou une partie d’une rivière, une rivière et ses affluents ou un plan d’eau,
Pour évaluer le « bon état », la DCE prend en compte l’état chimique et l’état écologique :
L’état chimique concerne le respect des normes de qualité environnementales vis à vis de différentes catégories de micropolluants (pesticides, métaux lourds,...) : 41 substances sont concernées. L’état chimique peut être « bon » ou « mauvais »
L’état écologique est déterminé par le suivi des communautés biologiques liées à la faune et à la flore et sous-tendus par des paramètres physico-chimiques et hydromorphologiques,
L’état écologique comprend 5 classes d’état de très bon à mauvais.
Les règles d’évaluation de l’état des eaux sont fixées dans l’arrêté du 25 janvier 2010 (arrêté à télécharger) relatif aux méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique, de l’état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface pris en application des articles R. 212-10, R. 212-11 et R. 212-18 du code de l’environnement.
Avec la mise en place de la DCE, des nouveaux réseaux de suivi de la qualité des eaux ont été mis en place :
Le réseau de référence pérenne RRP : destiné a définir "le bon état écologique" en fonction de la localisation géographique (hydroécorégion) et du type de cours d’eau.
Le programme de surveillance, comprend 4 volets :
- Le réseau de contrôle de surveillance (RCS), mis en place en 2007, est destiné à donner une image de l’état général des eaux.
- Les contrôles opérationnels (RCO), destinés à assurer le suivi de toutes les masses d’eau identifiées comme risquant de ne pas atteindre les objectifs environnementaux de la DCE. Ce réseau débutera en 2010, mais une mise en place progressive a été initiée dès 2008,
- les contrôles d’enquête, à mettre en place lorsque les causes de non atteinte du bon état ne sont pas connues,
- Les contrôles additionnels, qui constitueront un complément de suivi dans des zones particulières à protéger (captage d’eau potable, zones d’habitats et de protection des espèces)
Ces deux derniers réseaux sont en cours de définition .
En Auvergne, la maîtrise d’ouvrage des réseaux de référence, de contrôle de surveillance, de contrôle opérationnel est partagée entre les agences de l’eau Loire-Bretagne et Adour-Garonne, l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), la DREAL et les collectivités territoriales pour certaines stations du RCO,
la DREAL est chargée du suivi des paramètres biologiques : macroinvertébrés, les diatomées et les macrophytes