Contenu
Les indices de la qualité de l’air : l’indice ATMO
La qualité de l’air, définie par les concentrations de polluants dans l’air, résulte à la fois des émissions de polluants, c’est à dire des apports directs de polluants émis dans l’air, et de l’exposition de ces polluants à différents phénomènes : transport et dispersion par le vent, transformation chimique sous l’effet du rayonnement solaire par exemple...
L’arrêté du 22 juillet 2004 définit les modalités de calculs des indices de la qualité de l’air à partir des données de pollution de l’air relevées. Ces indices constituent des outils de communication permettant de déterminer périodiquement l’état global de la qualité de l’air dans une agglomération.
L’indice le plus connu est l’indice ATMO, calculé obligatoirement dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants.
Cet indice est le résultat agrégé de la surveillance de quatre polluants : dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, ozone, PM10 (particules de diamètre inférieur à 10µm).
Ce calcul se base sur les concentrations en polluants relevées dans les stations de fond, c’est à dire que les données des stations de mesures situées à proximité immédiate des infrastructures routières ou des industries sont exclues.
De ce fait, l’indice ATMO ne permet pas de mettre en évidence des phénomènes locaux tels que la saturation d’un axe de circulation. Pour chaque polluant, selon la moyenne des concentrations des différents sites, un sous-indice sur une échelle de 1 à 10 (10 traduisant une très mauvaise qualité) est déterminé.
C’est le sous-indice maximal qui est choisi comme indice ATMO final. L’indice ATMO est surtout sensible aux phénomènes météorologiques, qui peuvent avoir une influence forte sur les concentrations de ces polluants de grandes échelles (ensoleillement et chaleur favorisant les pics de pollution à l’ozone, phénomène d’inversion thermique) et peu aux variations locales de trafic.
L’information est ensuite diffusée aux médias, aux collectivités et sur Internet. Dans le cas de situations critiques en terme de qualité de l’air, des procédures d’alertes sont prévues ainsi que des mesures de réduction de la circulation automobile et/ou de la vitesse.
Il a été constaté que la prise en compte de la fraction volatile des poussières et la correction automatique des mesures de PM10 depuis le 1er janvier 2007 entraînait une augmentation de l’indice global de la qualité de l’air dans certaines agglomérations et pour certaines conditions atmosphériques.








